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Sur ce blog je vais raconter ma formation aux concours admninistratifs et ma reconversion du privé au public en essayant de donner un maximum d'info sur les concours.  Bonne lecture!

Mardi 21 août 2007

Carte de l’Organisation de coopération de Shanghai. ██ États membres ██ États observateurs


(En bleu les pays membres et en vert les pays observateurs)

Pourquoi parler de l'OCS?  

Je me tiens un peu plus au courant de l'actualité ces temps-ci et j'ai lu que l'OCS vient de tenir son septième sommet.

Mais qu'est-ce que l'OCS au juste?

C'est une organisation régionale qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, la Kirghizie, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. Elle a été créée à Shanghai les 14 et 15 juin 2001 par les présidents de ces six pays eurasiatiques.
L'Iran, l'Inde, le Pakistan et la Mongolie ont un statut d'Etat observateur.

Ses buts sont (selon ses propres communiqués), par le biais de concertations entres les différents chefs d’État ou de gouvernement  :

  • le renforcement de la confiance mutuelle et des relations de bon voisinage entre les États membres ;
  • faciliter la coopération entre ces États dans les domaines politiques, économiques et commerciaux, scientifiques et techniques, culturels et éducatifs, ainsi que dans les domaines de l’énergie, des transports, du tourisme et de l’environnement ;
  • sauvegarder la paix, la sécurité et la stabilité régionales ;
  • œuvrer à la création d’un nouvel ordre politique et économique international, plus juste et démocratique.

Le secrétariat de l’OCS est situé à Pékin. L’autre structure permanente de l’organisation, RATS (Structure anti-terroriste régionale), est installée à Tachkent

Ci-dessous un article de RFI sur le dernier sommet:

Kirghizistan / Chine

Hu Jintao discute avec Bakiev de projets stratégiques

Le président chinois, Hu Jintao (G), et le président du Kirghizistan, Kurmanbek Bakiyev (D), à l'issu d'un accord signé mardi 14 août à Bichkek 
  
  		(Photo : Reuters)
Le président chinois, Hu Jintao (G), et le président du Kirghizistan, Kurmanbek Bakiyev (D), à l'issu d'un accord signé mardi 14 août à Bichkek
(Photo : Reuters)
A la veille de l'ouverture à Bichkek, la capitale du Kirghizistan, du 7ème sommet de l'Organisation de coopération de Shangaï (OCS), le président chinois, Hu Jintao, a déjà évoqué avec son homologue kirghiz, Kourmanbek Bakiev, deux projets : une ligne ferroviaire reliant la Chine à l'Ouzbékistan via le Kirghizistan et un gazoduc qui va du Turkménistan à la Chine à travers le territoire kirghiz. Prudent à l'égard de Tashkent, Pékin cherche d'autres routes pour s'approvisionner en gaz turkmène.

De notre correspondant à Bichkek
, Régis Genté

 La prudence était de mise ce mercredi à Bichkek, après les accords signés entre les présidents Bakiev et Hu Jintao. Le Premier ministre kirghiz Almazbek Atambaïev a d'ailleurs apporté les bémols qui s'imposent.

A propos de la ligne de chemin de fer qui pourra être construite entre la Chine et l'Ouzbékistan via le Kirghizistan, il a déclaré « j'espère que ce projet ainsi que la construction d'un gazoduc du Turkménistan à la Chine à travers le territoire kirghiz, sera implanté ». Un « j'espère » qui en dit long sur le chemin qui reste à parcourir pour que le rêve devienne réalité.

Pour ces deux projets, un accord avec l'Ouzbékistan est requis. Or, le pays mène une politique économique très protectionniste et tend à s'isoler sur la scène internationale. Ce qui rend Pékin, prudent à l'égard de Tashkent et la pousse à chercher d'autres routes pour s'approvisionner en gaz turkmène.

En outre, l'accord sur le gazoduc, indépendamment de la question de son passage par le Kirghizistan est suspendu à la possibilité par le Turkménistan de livrer effectivement 30 milliards de m3/an à la Chine comme convenu entre Ashkhabad et Pékin en avril 2006. Pas sûr que le pays ait à ce jour les réserves de gaz suffisantes.

Au final, c'est l'accord sur la ligne de chemin de fer Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan qui a le plus de chance de devenir réalité.

Et pour compléter, un article tiré du site officiel de l'organisation sur ses rapports avec l'ONU

 UN committed to interaction with SCO

    "The United Nations is committed to interaction with the Shanghai Cooperation Organisation", - the UN Deputy Secretary-General Linn Pasko said on 15 August following talks with the Kyrgyz Foreign Minister Ednan Karabayev.
    Linn Pasko noted that the world was full of many threats and we needed to protect ourselves against them. "Regional organisations such as the SCO may well take on this duty", - he stressed.
    According to the UN’s deputy chief, as far back as 2005 it was decided that the United Nations should launch such interaction. Currently the organisation is cooperating with the African Union, ASEAN, the League of Arab Nations and the European Union. "The interaction between the UN and the SCO is a normal process", - Linn Pasko concluded.
    On 16 August the UN Deputy Secretary-General will take part in the Bishkek summit of the Shanghai Cooperation Organisation as a guest of honour.

 
par Elise publié dans : Questions Internationales
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Mercredi 15 août 2007

J'ai regardé un DVD de la collection "Le Dessous des Cartes" intitulé :"L'Europe, une alternative?"
Il est passionnant!union-europ--enne.gif

J'ai pris quelques notes pour vous sur les premiers chapitres, je ferai la même chose sur les suivants.  J'ai noté les points qui me semblaient intéressants à retenir.

Le DVD a été fait un peu avant l'entrée dans l'Union de dix nouveaux membres en 2004 (en orange foncé sur la carte):  Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Hongrie, Slovénie, République Tchèque, Slovaquie, Malte, Chypre et le présentateur aborde de nombreuses questions liées à l'arrivée de ces 10 pays.

Premier petit rappel, pour entrer dans l'Union Européenne il faut remplir les critères de Copenhague de 1993 à savoir:

Posséder des institutions démocratiques, une économie de marché, et avoir la capacité à intégrer la législation de l'Union Européenne (l'acquis communautaire)

Quelques craintes des nouveaux arrivants:
Le remplacement de l'ingérence de Moscou par ingérence de Bruxelles
La crainte que les autres Européens au niveau de vie plus élevé achètent des terres dans les pays entrants faisant monter les prix

Le présentateur soulève quatre problèmes principaux:

1. Le problème de compétitivités des salaires et la crainte liée de délocalisation d'usines 
Ce sont 10 nouveaux pays moins riches qui rejoignent l'Union avec des niveaux de salaires moins élevés.

2. La réforme des institutions en chantier
La prise de décision est difficile à 15, qu'en sera-t-il à 25 (puis 27?)
Les décisions sont prises à l'unanimité ou  majorité qualifiée (chaque état dispose d'un nombre de voix en fonction de sa population)
(Le traité de Nice a supprimé le droit de véto des pays)

3. Comment financer les politiques communautaires?  (PAC, FEDER) 
Les Etats membres ne veulent pas augmenter leurs contributions budgétaires mais les pays entrants sont plus pauvres et les aides régionales vont donc devoir leur être destinées en priorité d'où un mécontentement de l'Espagne par exemple.

4. Des contentieux historiques resurgissent
Par exemple les Polonais craignent que les Allemands viennent racheter les terres de leurs ancêtres.

La Pologne a obtenu une période de transition de 3 ans avant d'autoriser les  Européens à acheter des terres agricoles en Pologne et pour les territoires anciennement Allemands le délai est de 7 ans.

La libre circulation des personnes fait craindre une venue massive de Polonais en Allemagne, Autriche.
Plus généralement on craint des tensions avec les minorités d'où une période de transition de 7 ans avant la mise en place de la libre circulation des personnes pour les 10 nouveaux membres.
La suite prochainement...

par Elise publié dans : Questions Européennes
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Mardi 14 août 2007

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Nous avons vu dans la première partie que la LOLF doit permettre un meilleur contrôle de la performance en matière de gestion des dépenses publiques et une plus grande implication du parlement dans le processus budgétaire.

Quels sont les moyens mis en place pour atteindre ces objectifs?

La première étape est de repenser la structure budgétaire. 

Avant la LOLF le budget de l'Etat était fragmenté en 848 chapitres!  Mais surtout il était présenté par nature de dépenses et non par politique publique.  La LOLF introduit une nouvelle architecture qui divise le budget en "missions", chacune correspondant à une politique publique donnée.

Prenons un exemple applicable à la vie quotidienne et imaginons que le tableau ci-dessous représente mes dépenses pour une année donnée:
  
Nature de la dépense
Montant
Transport
1,700
Café
1,000
Hébergement
200
Vêtements
800
Total
3,700

Ce tableau ne me permet pas d'évaluer dans quel contexte j'ai effectué ces dépenses et donc si elles sont justifiées.

Par contre le tableau suivant m'aide à y voir beaucoup plus clair (en imaginant que mes missions soient les vacances, les sorties et le boulot)

Nature de la dépense
Les Vacances
Les sorties
Le boulot
Total
Transport
1,000
100
600
1,700
Café
 
 
1,000
1,000
Hébergement
200
 
 
200
Vêtements
100
500
200
800
Total
1,300
600
1,800
3,700

Je peux alors plus facilement évaluer l'implication d'une diminution ou augmentation de mes dépenses par rapport à chaque "mission".  Je peux par exemple comprendre d'où viennent mes dépenses en café ...

C'est en gros le même principe qui s'applique à la nouvelle architecture du budget de l'Etat.  Le budget de l'Etat est donc maintenant présenté par mission et en 2006 il y avait 34 missions (travail, transport, culture etc...)

Ce schéma emprunté au site de la performance publique résume très bien l'esprit de la nouvelle architecture budgétaire:



Les parlementaires votent les moyens des missions et des programmes au premier euro et ont la possibilité de réaffecter les crédits entre les différents programmes d'une mission.  Cela permet une utilisation plus efficace de l'argent public.

La suite demain!


par Elise publié dans : Culture Générale
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Lundi 13 août 2007

 

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Comme à la radio, je prends les special requests!  J'en ai reçu une de me pencher sur la LOLF.  
Request justifiée car la LOLF est d'actualité.  Je propose d'y aller pas à pas en ajoutant quelques points article après article (histoire de ne pas trop s'embrouiller!).  Et puis c'est un peu comme pour l'apprentissage des langues.  Quand je suis partie aux Etats-Unis après le lycée on m'a conseillé d'apprendre 5 mots nouveaux par jour et de les employer le plus possible dans la journée histoire de bien les connaître à la fin de la journée.
Alors tentons d'appliquer le même principe ici en apprenant chaque jour quelques éléments clés:

La LOLF (loi organique relative aux lois de finance) du premier août 2001 est présentée comme une nouvelle constitution financière pour l'Etat.  

Elle est le nouveau cadre de gestion pour l'ensemble de l'administration de l'Etat et réforme l'ordonnance de 1959 qui régissait depuis lors les finances de l'Etat.

La LOLF est promulguée le 1er août 2001 mais c'est le 1er janvier 2005 que l'ordonnance de 1959 est abrogée complètement et que toutes les dispositions de la LOLF entrent en vigueur.

Elle s'applique entièrement, pour la première fois, au budget 2006.

A son origine un groupe de travail sur "l'efficacité de la dépense publique et le contrôle parlementaire"  formé en octobre 1998 à l'Assemblée Nationale par Laurent Fabius (alors son président)

Il se dégage deux axes principaux de la nouvelle constitution financière:

1.  Une responsibilisation des gestionnaires et un contrôle de la performance (c'est à dire une obligation de résultat en face des dépenses engagées)

2. Un rôle renforcé du parlement dans le processus budgétaire

 Plus la prochaine fois...

par Elise publié dans : Culture Générale
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